Si Bach m’était conté…

Tout commence en musique.

Le rideau se lève sur une scène de concert et dix musiciens se mettent à jouer. Ce qu’on entend, c’est une cantate de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : surprenante pour les uns, familière pour les autres, tantôt savante, tantôt suave, mais souvent énigmatique et lointaine, souvent intrigante.

Alors les musiciens s’en remettent à la parole des comédiens : sur tout ce qu’on entend sans le comprendre, il y a tant à dire…

Il y a tant à dire sur Jean-Sébastien Bach, ses errances, ses passions ; sur la musique elle-même, où elle va, ce qu’elle dit, ce qu’elle veut nous dire ; sur les secrets des musiciens baroques, le timbre de leurs instruments, la forme de leur expressivité et de leur langage…

Quand la musique reprend, sa résonance n’est plus la même : toutes les oreilles se mettent à l’entendre.

C’est une musique ancienne, mais vivante.

L’œuvre en elle-même

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) a composé près de 250 cantates au cours de sa vie. Ces œuvres vocales destinées pour la plupart à accompagner le culte luthérien sont d’une richesse infinie et d’une très grande complexité, ce qui les rend parfois difficiles d’accès. L’œuvre que nous avons choisie est la cantate BWV 150, « Nach dir, Herr, verlanget mich » (Vers toi, Seigneur, j’aspire). Elle est une des premières cantates du compositeur, écrite à Mühlhausen en 1707-1708 par un jeune Bach d’à peine 22 ans. Méconnue du grand public et entourée de mystères, elle constitue pourtant un véritable joyau de la musique baroque allemande. « Dire quelque chose d’une œuvre dont on ne sait presque rien » : voici l’enjeu du projet « Si Bach m’était conté ».

La forme du « concert commenté »

L’articulation entre musique et commentaire explicatif existe depuis longtemps mais sa réinvention à l’aune de formules ludiques et tout public constitue l’un des enjeux forts actuels. Son but est de permettre à tous d’accéder à la musique savante, là où une conférence ou un concert classiques échouent, en restant hermétiques à nombre d’auditeurs et auditrices. Narrations explicatives, contes, clés d’écoute, illustrations superposées à la musique, etc., les supports imaginés sont nombreux et l’inventivité des artistes doit être infinie pour que le monde de la musique baroque ouvre toujours plus largement ses portes.

Le projet « Si Bach m’était conté »

Le projet « Si Bach m’était conté » fait le choix d’une rencontre entre musiciens et comédiens. Cette bi-disciplinarité est d’abord celle des artistes eux-mêmes (deux des musiciens de la troupe sont comédiens professionnels) et c’est elle qui donne sa forme au spectacle. Les prises de parole, en éclairant et enrichissant la compréhension de la musique, inspirent ainsi en premier lieu les musiciens eux-mêmes dans leurs choix interprétatifs. Elle tisse aussi et surtout une connivence forte entre les artistes et le public en rendant signifiante la musique, et donne ainsi tout son sens à l’expression « spectacle vivant ».

Durée : 1 heure

Ensemble L’Archivolte – 10 musiciens
Avec la participation des musiciens-comédiens Boris Winter (violoniste) et Maximin Marchand (contre-ténor)

Projet soutenu par la DRAC Auvergne Rhône-Alpes dans le cadre du plan France Relance
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